Tout était très simple.

Une sorte d’onanisme impérieux et dont le besoin, à de certaines heures, pouvait contraindre aux plus grandes folies devait donner l’illusion d’une volonté supra-terrestre. La force en était supérieure à toutes les autres, à celles qu’on dit simplement humaines. Mon désarroi est tel que j’ai toujours demandé aux plus beaux yeux d’être intelligents, et les êtres qui m’ont hanté m’ont hanté comme des pensées…

X
SOLITUDE, MAL DONT NUL NE SAURAIT GUÉRIR

Sans doute le malheur vint-il de ce que j’acceptai de croire que tout se trouverait simplifié, si, de ceux qui m’attiraient, je parvenais à faire des objets. Ainsi fut obstinément, et en vain d’ailleurs, tentée une transsubstantiation, dont au reste, si elle avait été parfaite, je n’eusse été capable de me contenter.

A la vérité, le mystère demeure. La peau ne m’a rien révélé. J’ai enfin appris que les contours charnels ne marquent point de frontières, et que les corps auront beau se prêter, l’apaisement ne sera point chose de l’esprit.

La lumière demeure froide qui accuse des systèmes voluptueux ou cruels.

Comment ne point s’exaspérer ?

A force de me sentir seul, je me découvre méchant.

S’il m’arrive de le nier, le lendemain, je suis bien forcé d’en convenir. Mais parfois, au milieu de tous les minutieux instruments d’analyse qui les ont si bien combinés, les plaies des âmes, les malheurs de chairs n’exhalent même plus cette odeur chaude et qui, fétide, encore enivre.

Alors tout se fait algèbre, même pour mes sens.