A petites gouttes pressées
L'été s'évade du naufrage.[ [22]
Mais la sensibilité de Madame de Noailles se limite rarement à la volupté passive de la sensation pure. Non contente de ressentir l'univers, elle veut le posséder, s'abîmer en lui, l'abîmer en elle. Voyez, s'écrie-t-elle,
Voyez de quel désir, de quel amour charnel
De quel besoin jaloux et vif, de quelle force
Je respire le goût des champs et des écorces.
Je vivrai désormais près de vous, contre vous,
Laissant l'herbe couvrir mes mains et mes genoux,
Et me vêtir ainsi qu'une fontaine en marbre...[ [23]
Son vœu le plus cher, c'est d'