La Fouine ressemble beaucoup à la Marte des sapins; chez elle le dessus du corps est brun, la gorge, le dessous du cou et la partie antérieure de la poitrine d’un blanc pur, la queue, garnie de longs poils, est d’un brun foncé. Sa longueur est de 0m68 à 0m73; sa queue seule est longue de 0m25.
Très commune presque partout, la Fouine vit isolée ou par couples dans les bois et, à certains moments, dans les granges, les bâtiments abandonnés et jusque dans les greniers des petites villes. Elle chasse la nuit et se nourrit de toutes sortes d’oiseaux, de petits mammifères, de volailles, de fruits et d’œufs. Quand elle a enlevé des œufs dans un poulailler, elle les cache soigneusement, souvent dans des endroits inaccessibles et va ensuite les manger quand elle a faim. Elle est d’une extrême agilité et grimpe aux arbres et le long des murailles avec une prestesse remarquable.
Le chasseur aux chiens courants lève souvent dans les forêts une Fouine qui se fait battre sans quitter les fourrés les plus épais et qui, trop vivement poussée, grimpe au sommet d’un arbre où elle se dissimule dans une cavité ou dans un vieux nid de pie. Mais c’est surtout l’hiver qu’on détruit les Fouines en grandes quantités, en les cherchant dans les granges et bâtiments des campagnes remplis de bois, de paille ou de foin. En certains départements, des gens font métier, pendant quatre mois d’hiver, de rechercher ainsi les Fouines; ils ont avec eux plusieurs petits chiens sans race qui, une fois dressés, suivent intrépidement avec ardeur leur gibier sous les fagots, sur les poutres, même sur les toits. Le tireur a souvent alors l’occasion d’apercevoir la bête qui pourtant se défend avec habileté. Ces chasseurs vendent généralement la peau d’une Fouine de 15 à 25 francs, et plusieurs se font, de cette manière, un revenu important. On la prend aussi à l’aide de pièges amorcés d’un œuf ou d’une pomme.
La Fouine n’a guère d’autre ennemi que l’homme; aussi, elle pullule là où on ne la détruit pas.
C’est en avril, mai et juin que, après une gestation de neuf semaines, elle met bas deux à cinq petits sur un lit de mousse, de feuilles et d’herbes, établi dans un grenier, et plus souvent dans un tas de fagots ou dans un arbre creux.
On rencontre de loin en loin des Fouines dont le pelage est en partie blanc ou de couleur isabelle.
Marte fouine
Martes foina
Foin, Madrai
Famille des Mustelidés