En captivité la Loutre s’apprivoise bien et peut même être dressée à chasser le poisson pour son maître.
On a observé des Loutres albinos ou tapirées de blanc.
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BLAIREAU COMMUN
Le Blaireau, animal de 0m76 de longueur avec 0m17 de queue, a la tête blanche surmontée de deux bandes d’un brun noir partant du museau et rejoignant l’occiput en couvrant chacune un œil, cette tête assez petite relativement au corps qui est gros, trapu, assez allongé, couvert de longs poils durs, blancs à la base, noirs dans leur tiers supérieur et blancs à l’extrémité, avec, dessous, une fourrure blanchâtre. Les membres, le dessous de la gorge, du cou et de la poitrine sont noirs ou d’un brun noir, les yeux assez petits, les oreilles petites et rondes, la marche presque plantigrade.
Le Blaireau, rare en certaines contrées, est très commun en d’autres; on le rencontre d’une façon générale presque partout en France, en Belgique, en Suisse. Il habite les bois, les vignes où se trouvent des carrières et les coteaux rocheux. Fouisseur de premier ordre, il se creuse de longs terriers, le plus souvent sous des rochers et y vit seul ou en famille. Il est certainement monogame, car le mâle et la femelle vivent ensemble en toute saison.
Il est omnivore et mange tout ce qu’il trouve: cerises, fraises, raisins, noix, glands, miel des bourdons, insectes de toutes sortes, notamment les grillons, lézards, serpents, même les vipères, grenouilles, petits mammifères et petits oiseaux; il est nuisible parce qu’il détruit beaucoup de jeunes lièvres, lapins et perdreaux et cause dans les vignes de grands dégâts.
Les chasseurs le tuent rarement parce qu’il demeure ordinairement au fond de son terrier pour n’en sortir qu’à la nuit tombante avec des précautions extrêmes. Il semble redouter le piège ou l’affûteur autour de sa retraite; aussi est-il difficile de le tirer au sortir de son trou, tandis que, une fois en quête de nourriture, il est beaucoup moins soupçonneux, et si, parcourant un bois, au clair de lune, il aperçoit un homme, il s’arrête à peu de distance en flairant d’un air étonné. Lorsque par un beau temps il ne rentre pas au terrier, il se cache pour la journée au plus épais d’un fourré ou sous un aqueduc à sec, mais s’il est dérangé, il file droit sur son logis. En général, il rentre chez lui au petit jour. L’hiver, il sort très peu.
On le chasse aussi avec des petits chiens très mordants qui vont le chercher sous terre et indiquent par leurs aboiements la place qu’il occupe aux chasseurs qui piochent le sol pour arriver jusqu’à lui. Mais c’est pour les hommes un dur travail et pour les chiens une besogne dangereuse, car le trou est profond et le Blaireau qui a la mâchoire d’une grande puissance, se défend courageusement et mord avec une extrême ténacité.
La femelle porte dix à douze semaines, et de décembre à mars, met bas dans son trou, de trois à cinq petits.