Il est polygame. Après une gestation de deux mois ou un peu plus, la Louve, en avril ou mai, choisit un fourré impénétrable, parfois un vaste champ de seigle et dépose sur une couchette appelée «liteau», quatre à six petits qu’elle allaite pendant plus d’un mois, puis auxquels elle commence ensuite à apporter des proies qu’elle va presque toujours chercher au loin.

Extrêmement méfiant et rusé, le Loup est difficile à tuer devant des chiens courants. Il n’a pas plutôt entendu un bruit insolite qu’il est sur pied et se dérobe, débûche et entraîne la meute à des distances considérables. Le louveteau, c’est-à-dire le jeune jusqu’à cinq mois, et le louvard, jeune de six à dix mois, se font au contraire battre dans l’enceinte de bois qu’ils habitent. Sa voix qu’on entend, le soir, dans les forêts, est un hurlement plaintif et lugubre.

Pris jeune, il s’apprivoise facilement. En captivité, même mais très rarement à l’état sauvage, le Loup s’accouple avec le Chien et les métis sont féconds.

Les louveteaux à la naissance ressemblent tout à fait aux renardeaux du même âge; on les reconnaîtra seulement à la queue noire chez les louveteaux, avec une touffe de poils blancs au bout chez les renardeaux.

La variété noire (Canis lycaon Schreber) est relativement assez commune; on la trouve dans un même liteau mêlée à la variété rousse ou fauve.

Le Loup n’existe plus depuis longtemps en Angleterre, il n’existe pour ainsi dire plus en Suisse et en Belgique; avant peu, il n’existera plus en France.

Loup commun
Canis lupus
Famille des Canidés