Renard commun
Canis vulpes
Famille des Canidés
/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\/\
RENARD COMMUN
Le Renard, long de 0m70 avec sa queue de 0m42 et une hauteur au garrot de 0m32, a le pelage roux ou fauve en dessus, le bas des jambes plus ou moins noir, la queue très longue et très touffue, de couleur plus foncée, terminée par des poils blancs. La variété à pelage plus sombre dite «Renard charbonnier» est aussi commune que le type.
Le Renard est considéré comme le type de la bête astucieuse et rusée, mais il a infiniment moins de prudence que le loup et on le tue assez facilement, soit à l’affût, soit aux chiens courants, soit à l’aide de pièges. Une fois lancé, il se fait battre plus ou moins longtemps dans les bois épais et gagne ensuite son terrier. Là, il est à l’abri, à moins qu’avec de petits chiens spéciaux on essaie de le prendre en creusant la terre. Il se défend bien, mais avec moins de vigueur que le blaireau. Sa peau, bien que très jolie en hiver et fréquemment employée, n’a pas une grande valeur.
Très commun partout, le Renard se creuse un trou profond à plusieurs ouvertures ou s’empare de ceux des lapins ou des blaireaux. Si dans les endroits qu’il fréquente il trouve des rochers et des cavernes, c’est sous le roc qu’il creuse son domicile.
Il attrape les mammifères, les oiseaux, les œufs, grenouilles, insectes, fruits, ne dédaigne pas le poisson et, pour en prendre, visite les étangs en pêche. Dès qu’il s’est emparé d’une belle pièce, il l’emporte et va au loin la dévorer ou, s’il n’a pas faim, la cacher dans un endroit retiré, au contraire de la loutre qui mange sa proie sur le bord de l’eau. Parfois on découvre sous un buisson, plusieurs poissons ou un oiseau; c’est le Renard qui a fait un riche butin et qui a enfoui sous les herbes une partie de sa chasse. En Corse, où les Renards sont beaucoup plus grands et plus forts que sur le continent, ils attaquent assez souvent les jeunes agneaux.
Les dindes et les poulets sont souvent ses victimes et il en tue autant qu’il en peut saisir, sauf à les laisser sur place. La nuit, il chasse le lièvre et le lapin et il n’est pas rare d’entendre sa voix glapissante lorsque, à la manière d’un chien, il mène un gibier devant lui. On prétend, à ce sujet, qu’un deuxième renard se place alors à l’affût là où il suppose que passera le lièvre pour le happer au passage, mais l’histoire n’est pas bien prouvée et il est douteux que le deuxième renard attende, longtemps à l’avance, le problématique passage du gibier.
Après deux mois de gestation, la femelle met bas, en avril, dans son terrier ordinaire ou dans un trou spécial ordinairement moins profond, mais bien caché, cinq à sept renardeaux qui, au bout de sept à huit semaines, suivent déjà la mère à la maraude ou viennent, même le jour, se chauffer au soleil à l’entrée du terrier.