Espèce non signalée en Suisse, très rare en Belgique, rare partout et cependant assez uniformément observée en France. On n’a guère parlé de son vol. Les individus capturés en divers endroits l’ont été, pendant la belle saison, dans des troncs d’arbres creux, et pendant l’hiver, dans des carrières, des fissures de chambres souterraines ou des fentes dans les voûtes de caves.
On la rencontre de temps en temps dans le département de l’Indre.
Quand on la saisit, elle jette des cris plaintifs assez analogues à ceux d’un tout petit enfant.
7º Vespertilion murin.
Vespertilio murinus Linné.
(Vespertilio myotis Bechstein).
Pelage brun roux en dessus, gris pâle en dessous. Oreilles nues, plus longues que la tête, à peine échancrées au bord externe. Oreillon droit, long, étroit, pointu, de moitié de l’oreille. Aile insérée près de la base des doigts, au métatarse.
Envergure 0m38; corps 0m09; queue 0m045.
Les deux sexes semblables, les jeunes semblables ou d’un gris plus cendré.
Grande espèce commune partout, qui se loge, pour la journée, dans les greniers, les clochers, les arbres creux et très volontiers dans les puits où elle s’introduit par la moindre fissure. La nuit venue, elle parcourt tantôt lentement, tantôt assez vite, à une faible hauteur, les rues, avenues, lisières de bois, et entre, au besoin, dans les chambres où se trouve de la lumière.
Dès la fin de septembre, elle choisit sa retraite d’hiver, sauf à sortir quelquefois par les belles soirées d’octobre, et se loge dans les fissures des cavernes par troupes souvent nombreuses. Elle se suspend très rarement. Son sommeil est profond.
Les femelles font ordinairement leurs petits en mai.