On le trouve partout, dans la presse, à l'écart.
Mais ses voyages sont des erreurs volontaires,
Quoiqu'il aille toujours, il ne va nulle part[43].»
[43] La Harpe.—Cours de Littérature, édit. stéréotype, IV, 248-249.
Nous sommes loin de souscrire au jugement de La Harpe, qui nous semble beaucoup trop exclusif en prenant pour type unique de l'épigramme celle de Marot ou celle de J.-B. Rousseau. Il exclut absolument de ce genre de poésie l'épigramme à la grecque, qui souvent ne manque ni de grâce ni de finesse; et la prétention de vouloir exiger absolument pour ces petites pièces la langue marotique nous paraît quelque peu draconienne. Pour notre part, nous avons lu avec grand plaisir le Recueil des Épigrammes de Gombauld, et nous ne croyons pas abuser de la patience du lecteur en citant quelques-uns de ces petits morceaux.
Après la boutade suivante, qui ouvre le Recueil, et rappelle un peu le style romantique de nos modernes:
Damon, je ne veux point escrire
A ceux qui ne veulent point lire.
Dans un siècle dur comme un roc,
La Prose et les Vers sont au croc: