Mente dedit, partem volucres dispersit in auras.
Énéid. l. XI, v. 794-795.
........ O when meet now,
..... in love, and mutual honor join'd!
Milton's book VIII, v. 58-59.
TROISIÈME PARTIE.
Ubi nox abiit, nec tamen orta dies.
Amor. l. I.
[32] On dit que la petite-maîtresse, auteur en partie de cet ouvrage, fut vivement frappée à la lecture de ce récit de sœur Rose, et qu'il lui donna la pensée de faire confidence au public d'une petite étourderie de sa jeunesse, qui n'eut que d'heureuses suites. J'ai conservé son style et jusqu'à son orthographe: dans notre langue, elle devient de jour en jour si arbitraire, que chacun peut avoir la sienne. Ce serait même un bien. Quel avantage et quelle grâce n'aurait pas une manière d'écrire, qui peindrait aux yeux l'agréable grasseyement des auteurs femelles: la prononciation volubile et précipitée de l'auteur petit-maître: le ton grave, pédantesque, ou boursouflé des feseurs de dissertations, de panégyriques, d'histoires modernes, d'éloges, ou d'oraisons funèbres! On pourrait, ce me semble, inventer quatre nouvelles ponctuations, qui faciliteraient infiniment cette utile méthode: le point précipitatif, le ralentissant, l'indignatif, l'attendrissant[ [I]. Quelle clarté ne répandraient-ils pas dans le discours! et surtout que de parenthèses ils remplaceraient dans nos comédies nouvelles, nos romans du jour et nos opéras-bouffons!... Mais je m'aperçois que je disserte... Qu'on me pardonne la digression; on en fait quelquefois de moins utiles. J'avertis seulement encore que, partout où l'auteur prononce la lettre r avec grâce, il a eu soin de la mettre double.