Etre réservée, modeste, ou voluptueuse et fouteuse à propos, c'est la véritable sagesse.
Je ne raconte pas les bagatelles… Montencon ne put le re-mettre à Mme Poilsoyeux, et il en fut très étonné! Elle était aussi modeste, aussi retenue avec lui, qu'avant qu'il l'eût foutue. C'est qu'elle suivait mon avis, de ne pas laisser prendre un pied sur elle, par les faveurs accordées, ou ravies…. Un jour qu'elle se baissait, pour arranger le feu, il lui prit le con. Elle lui donna un soufflet. Je dis à Montencon:
— Moi, qui la connais, je ne lui touche jamais les fesses, ou le poil du connin, sans sa permission, et sans qu'elle m'ait dit: "Eh bien, faites donc vite!" Quand je lui demande cette faveur, elle est parée, chaussée comme les Grâces… Je commence par lui demander à lui baiser le pied. Puis, lui glissant la main sur la jambe, je lui dis: "Tu l'as si jolie! que je la baise!…" Je pousse à la cuisse, en disant: "Quel satin!" Je lui passe délicatement la main sur la motte, et je m'écrie: "Ma reine! qu'en te voyant marcher dans la rue, et tortiller si joliment du cul! faire bander tous les hommes, bisquer de jalousie toutes les femmes, je puisse me dire: 'Je viens de patiner, de baiser ces foutatifs appas…' Je te suivrai; j'entendrai les hommes dire: 'Que je la foutrais bien!' Je verrai les femmes penser: 'Sacrée coquette! cette parure, ce goût, ce tour de cul signifient: Je veux être foutue! Vits, foutez-moi!' 'Bougresses! (leur répondrai-je tout bas), je méprise vos cons et vous! Je ne bande que pour le beau connin que vous jalousez'…"
Ma fille sourit à ces propos; se laisse patiner, puis baiser tétons, fesses et connin… Montencon m'admira, et demanda pardon à Conquette, qui n'avait entendu ce que je venais de dire, qu'avec une modeste rougeur.
Un jour de fête, que je l'avais conduite avec précaution chez une amie, et que j'étais retourné la chercher le soir, la suivant à quatre pas, son lubrique tour de fesses me fit bander si fort qu'en rentrant, je lui happai le con. Elle se défendit, parce qu'elle entendait aller et venir Mme Brideconnin.
— En ce moment, déesse, je suis si enragé de lubricité, par ta marche voluptueuse, que je te foutrais devant toute la Terre.
Et je grinçais des dents, lui tenant toujours le poil du con, ce poil soyeux qui lui formait une longue et superbe perruque à la Louis XIV.
— Eh bien! (me dit-elle), allons: Mais ne me chiffonnez donc pas?
— En déshabillé, reine.
Je lui tenais toujours le con, et je la suivais à chaque pas qu'elle faisait. Elle me donna un joli baiser à langue dardée, pour me remercier de ce que je lui permettais de se mettre en déshabillé.