— Je ferai ce récit très volontiers; mais à condition qu'on ira chercher Mme Brideconnin notre hôtesse, pour qu'elle y assiste: Nous commencerons à l'apprivoiser par là!

Mes trois sacripants, pour qui elle était un morceau nouveau, ne demandèrent pas mieux. Ils l'enlevèrent à son mari, qui, en ce moment, lui tenait les tétons; sans même daigner lui répondre, l'assirent à cru sur les mains jointes de deux, tandis que le 3ème la soutenait par-derrière, et l'apportèrent ainsi moitié troussée et dététonnée. On la posa sur le Fronsac, et, si je n'en avais empêché, on lui faisait une histoire, au lieu d'écouter la mienne. Lorsque tout fut tranquille, je commençai:

Je m'étais mis en pension chez la belle-mère de Traitdamour, blanchisseuse, rue d'Ablon, pendant que ma femme courait la province avec un galant; le même qui la foutait avec tant de passion qu'il se mettait dans sa chemise pour la palper et l'enconner mieux. Traitdamour m'apportait à dîner les jours ouvrables; mais j'allais dîner à la maison de la bonne mère Wallon les dimanches et fêtes. Un jour que nous y allions ensemble, il me pria de montrer à écrire à sa petite soeur! Je le voulus bien. En montrant à Minone, j'avais souvent sous les yeux ses tétons naissants, blancs comme lys…

[Faites entrer mon mari; je suis bien aise qu'il ait sa part de cette histoire-là! interrompit la Brideconnin. Aussitôt Traitdamour, sur un signe de mes yeux, l'alla chercher; tandis que, sur un autre signe, Brisemote et Cordaboyau prirent l'un la motte, l'autre les tétons de la dame. Elle était ainsi rayonnante, entre deux mâles, quand son mari parut. Brideconnin fut d'abord ébaubi; puis il n'en fit ni un ni deux, il alla s'emparer du con de Rosemauve, et des tétons de Conette; Traitdamour prit le con et les tétons de sa soeur. Quant à moi, je fis asseoir Conquette et Tendrelys l'une sur l'autre entre mes jambes, laissant de temps en temps tomber mes mains sur la gorge de ma fille, ou de sa jolie rivale… Je repris:]

Je dis à Traitdamour, en particulier:

— Il ne faut plus que je montre à la petite; elle me fait trop bander, et je la foutrais au premier jour.

— Ah! mon cher maître! quel bonheur pour elle et pour moi, si vous la dépuceliez! La pauvre orpheline! elle n'a aucun plaisir! (c'est que leur mère était morte, et que le père, remarié à une bonne amie de feu son épouse, à l'instante prière de celle-ci, avait mourant lui-même, laissé pour belle-mère aux deux orphelins la bonne amie de leur tendre mère)

Je répondis que cela était bien difficile!… que la petite soeur parlerait.

— Non, je vous en réponds. Minone a déjà des désirs pour vous. Elle m'a dit qu'elle aimait bien quand vous lui touchiez la chose par-dessus la jupe.

Ce discours m'enhardit.