Chapitre XLVIII Histoire des phénix dénichés.

Je vais (dis-je en m'essuyant la bouche, et baisant les tétons de mon active fouteuse) vous conter comment j'ai dépucelé Victoire-Beauxtalons; Virginie-Moteblonde; Rosalie-Con-Rose, ainsi que Suzonète, sa soeur cadette; Manon-Aurore-Sourismignard; Léonor-Robé, femme de Margâne le parfumeur; la seconde et la troisième Consfriands, Saccadine et Voixflûtée.

La première fois que je vis la voluptueuse Beauxtalons, elle était en déshabillé brun, bas fins de coton, souliers de maroquin noir; talons plus hauts que ceux de Conquette. Elle me donna des désirs violents; je la suivis; c'était le soir. Elle entra dans l'allée à côté de la boutique de sa mère. L'escalier était obscur. J'étais sur ses talons. Elle ouvrit le premier, dont les volets étaient fermés. Nuit profonde. J'étais entré avec elle.

— Ah! c'est vous, Monsieur Copahü, dit-elle en m'entendant respirer…

Je lui mis la main sous la jupe.

— Oh! voilà toujours comme vous faites!… Laissons donc les volets fermés.

Je cherchais un lit. Elle y recula. Je l'y renversai.

— Mon dieu! allez, que vous êtes terrible!

Et elle s'arrangeait néanmoins commodément pour tous deux.
J'insère. Elle riposte, en disant:

— Il faut bien faire comme ça, sans quoi vous dites qu'on ne vous aime pas.