Conquette-Ingénue eut ses règles la semaine suivante de celle où elle avait enfin déchargé. Ainsi elle était parfaitement nubile. Mais, éveillée, je ne pouvais lui ravir aucune faveur essentielle. Ma soeur Marie, qui me connaissait, la mit en apprentissage de modes et du commerce de la bijouterie, chez une jolie marchande, dont le mari était chef de bureau; et le bijou de la belle Conprenant me dédommagea, mais sans m'en consoler, des rigueurs de celui de ma fille. Je le mis aussi à ma nièce Beauconnin, alors mariée à son cousin. Et, sans ce double soulagement, aurais-je pu m'empêcher de violer la provocante Conquette-Ingénue? Eperdument amoureux d'elle, n'osant lui prendre de jour son joli poil follet, et ne l'ayant pas la nuit, je me contentais de la faire regarder dans la rue, par une fenêtre à large rebord, ce qui lui mettait à découvert un pied exquisement chaussé, une partie de la plus belle jambe; de sorte qu'en me baissant, je voyais la cuisse, et le connin dans certains mouvements, ou lorsqu'elle se disposait à descendre. Je bandais comme un carme. Mais en ce moment arrivaient à point nommé, ou la maîtresse de Conquette-Ingénue, ou ma jolie nièce Beauconnin, que j'allais enfiler dans ma chambre, après avoir dit à ma fille de se remettre à la fenêtre, pour les voir arriver; et, au moyen de ma porte entr'ouverte, je voyais le pied provoquant, la jambe voluptueuse de celle qui me faisait bander, en foutant soit sa maîtresse, soit sa cousine.

Quatre ans s'écoulèrent ainsi; et je n'eus plus de fouteries. Alors, plus amoureux que jamais de Conquette-Ingénue, qui était superbe à dix-huit ans, je résolus de la faire coucher quelquefois chez moi, en la retenant tard, sous prétexte d'une indisposition subite. Elle avait toujours le sommeil aussi profond. Ainsi, dès qu'elle était endormie, je la gamahuchais, et je la faisais copieusement décharger. Elle avait une motte superbe, ombragée d'un poil noir doux et soyeux. Je brûlais d'envie de le lui mettre. Mais elle s'éveillait toujours en déchargeant. Aussi me disait-elle:

— Je ne fais que chez vous de singuliers rêves, qui me rendent toute je ne sais comment!…

La seule chose que je me permisse était de demander à baiser son joli pied chaussé; quelquefois sa jambe. J'allai un jour, en la tourmentant beaucoup, jusqu'à obtenir de toucher le poil satiné de son bijou. Mais elle fut ensuite si fort effarouchée, craignant que je ne parvinsse à la déflorer avant mariage, qu'elle précipita, aidée de sa maîtresse Mme Conprenant, un mauvais établissement avec un infâme. Ce fut ce que j'ai eu tant de peine à lui pardonner!… Mais la pauvre enfant en a trop souffert… elle s'en est assez repentie… son charmant connin a depuis trop bien mérité de moi, pour que des torts de jeunesse et d'inexpérience ne soient pas oubliés. J'y étais obligé d'ailleurs par un autre motif: c'est que je dois à cet exécrable mariage d'indicibles délices (comme on va le voir), ainsi que ma fortune présente.

Chapitre VIII Des conditions de mariage.

Le dimanche suivant, Conquette-Ingénue étant chez moi, suivant son usage, elle ne put s'empêcher de voir que je bandais à n'en pouvoir plus! Elle tremblait pour sa virginité!… Je lui avais baisé le pied, la jambe; mais elle avait défendu son connin. Tout à coup je me lève, et m'appuyant sur le dossier de sa chaise, je plonge les deux mains dans son corset; je lui prends les tétons…. Ah! qu'ils étaient jolis!… petits, mais fermes! et d'une blancheur… Elle ne put se dérober… Elle me déclara pour lors sérieusement, qu'elle voulait se marier. A ce mot, je passai devant elle, le vit à l'air et bien bandant. Elle devint rouge comme une cerise. Elle bouillait. Enflammé d'amour et de luxure, je lui notifiai, que je ne signerais rien, qu'à la condition de la dépuceler auparavant. Elle se récria!… Je lui pris le con par force. Elle se recueillit, et me dit:

— Signez du moins pour ceci!

— Oui; si je te gamahuche.

Elle ne m'entendait pas. Je m'expliquai, ajoutant:

— Et jusqu'à la décharge, ou le plaisir, de ta part, inclusivement!