— Eh bien, qu'elle me suce le vit, là, à genoux devant moi, que je lui décharge dans la bouche! Je déchargeais dans celle de ma première femme, qui en est morte, et c'était mon délice.

Culant observa, que ce serait gâter la plus jolie des bouches.

— Hé bien donc, je vais la gamahucher.

— Je banderais trop! (dit Culant) passez dans ce cabinet.

Vitnègre y poussa Conquette, et se substitua Culant. Puis il sortit pour aller jouer. Culant gamahucha, et n'osa foutre Conquette, ayant le vit si petit, qu'il ne pouvait être pris pour Vitnègre. Mais il déchargea six fois, et Conquette le double. Il se retira, en lui donnant un coup de poing, afin qu'elle fût persuadée que c'était Vitnègre. Mais le soir, à sa rentrée, le monstre dit à sa femme:

— Eh bien, bougresse? as-tu été assez gamahuchée? ce n'était pas moi; je ne t'aurais fait l'honneur de décharger six fois; c'était mon ami. Mais, garce, tu l'as reconnu, puisque tu en as déchargé douze, et que tu ne bandes pas pour moi. Et le bon coup de poing qu'il t'a donné, hein? l'as-tu senti? (l'infâme éclata de rire). Allons, garce de bâtarde d'avocat, te voilà putain; j'entends que ton con me rapporte.

Effrayée, Conquette se promit de le quitter. Ce fut le lendemain qu'elle me rencontra, et de ce moment elle prit de la fermeté contre le monstre.

Ce récit de ma fille, quoique plus gazé dans sa bouche, m'avait révolté! je lui promis un prompt secours… Mais en même temps il me faisait bander en carme, comme tous les récits de brutalités libidineuses. Je demandai des faveurs. On rougit; mais on me laissa baiser un joli soulier vert, qu'on portait pour la première fois. Je m'en tins là. Cependant, à la visite du lendemain, je glissai, en riant, une main dans son dos; insensiblement j'en vins aux tétons, qu'elle défendit, mais qui me restèrent enfin. Je me fis ensuite donner de ses cheveux; puis, voulant voir jusqu'où je pourrais la mener, sans l'effaroucher, je la tourmentai pour avoir une petite touffe des poils de son con soyeux. Elle me la donna; mais en tremblant que son mari ne s'en aperçût! Pour la remettre, je la fis parler de son amant; et pendant cet entretien, de libertés en libertés, je parvins au con. Elle était si parfaitement á son sujet, que je crois en vérité qu'elle s'imagina que c'était Timori qui lui tenait la motte!… Je lui dis, en la patinant, que je lui avais trouvé une pension, pour quand elle aurait quitté Vitnègre. Elle rougit de plaisir, et m'embrassa. Je lui dardai ma langue, et elle me fit sentir la sienne… Ravi, j'allais lui demander le récit de la manière dont elle avait été dépucelée, quand, Vitnègre s'étant fait entendre, je me jetai dans le cabinet obscur, me proposant de m'évader par la porte du corridor. Mais je fus étrangement surpris de voir un moine introduit par cette porte! Il ne m'aperçut pas; je me cachai derrière un grand sofa. Vitnègre entra aussitôt par la porte de la pièce que je quittais:

— Mon révérend Père, voulez-vous la foutre avant dîner?…

Le moine, qui dévorait des yeux la belle Conquette à travers les vitrages, parut concentré… Au bout d'un moment, il répondit: