— Elle est expirée dans les bras du révérend père.
J'ai frémi de l'expression!… Le moine a dit:
— J'ai fait toutes les démarches; nous avons la permission de l'enterrer sans bruit; ce sera pour 3 ou 4 heures.
Je suis sorti…
En revenant de dîner, vers les 4 heures, je suis repassé. Deux prêtres, quatre porteurs, le moine et le frère, ont emporté le corps, sans chanter. Il est inhumé. Nous verrons la suite des événements… Je les observerai.
— Ma belle amie! On vous croit morte: vous êtes libre.
M'accorderez-vous vos précieuses faveurs?
— Mon ami! (répondit modestement Conquette) je commence par vous remercier de l'important service que vous m'avez rendu! mais un autre m'en a rendu un plus important encore. Seul il m'aurait sauvée. Si mes faveurs étaient encore à moi, elles seraient à vous. Mais elles sont à mon premier amant, qui, caché, a découvert toute la trame. Il venait de me déflorer; il me l'a mis encore après. C'est votre unique rival: mais il est adoré; son nom, que je vais vous dire, va vous prouver toute mon estime, et que vous avez toute ma confiance. C'est mon papa…
A ce mot, Timori tomba aux genoux de son amante:
— Fille angélique! Fille divine! (lui dit-il) je reconnais là votre piété filiale et la beauté de votre âme! Foutez avec votre père; que lui seul vous enconne! Vous seriez digne de foutre avec Dieu, si Dieu foutait!… Mais je demande à vous gamahucher, et, si votre papa le permet, à vous enculer!
— Mon aimable ami! (lui répondit Conquette, en le caressant de la main) vous êtes bien raisonnable!