[266-1] Se reporter à l'Etude d'Edmond Barthélemy (p. 192): analogies du mythe relatif à l'Anneau, et du mythe relatif au vol du Marteau de Thor.—«Vingthor (Donner) se mit en colère, lorsque, en se réveillant, il ne retrouva plus son marteau auprès de lui; sa barbe trembla, sa tête se troubla, et le fils de la Terre tâtonna autour de lui.» (La Recherche du Marteau.) «Loke, fils de Lœfœ, chanta: Ne parle pas ainsi, Thor! Les Géants bâtiront bientôt dans Asgôrd, si tu ne vas point quérir ton marteau.» (Id.) Et encore: «Cela va mal pour les Ases, cela va mal pour les Alfes: tu as caché le marteau de Hloride.» (Id.)
[267-1] Ou: «moins chèrement acquis.»
[267-2] «Odin est le premier et le plus ancien des Ases; il règne sur toutes choses, et les autres dieux le servent comme des enfants servent leur père.» (Edda de Snorro, Gylfaginning.) «Odin s'appelle encore Haptagud, le dieu des dieux.» (Id.) Mais ces sources n'expliqueraient pas, comme il convient, l'indication plastique du texte de Wagner. L'attitude des Dieux est, ici, autrement significative. Dans la première esquisse de la Tétralogie, Wotan n'était nommé qu'à peine: le Maître des Dieux, sans doute, mais rien autre. Dans la version dernière il est le seul dieu, pourrait-on dire. Les autres ne sont guère, sauf Loge, que les personnifications de certaines parmi les facultés de Wotan. Tout rayonne de lui comme d'un centre; les autres personnages agissent, mais leurs actes n'ont de sens que par rapport à lui, et le quadruple drame n'est, en son entier, que la figuration de sa pensée, de sa volonté, de son renoncement, et de son sacrifice.
[268-1] Littéralement: «Écoute, Wotan, la parole des attendants.»
[269-1] Pour le rapt d'Iduna (Freya) dans l'Edda de Snorro (Bragarodur), se reporter à l'Etude d'Edmond Barthélemy, p. 191.—«Le Géant Thjasse arriva sous la forme d'un aigle, prit Iduna et s'envola avec elle,» etc.
[269-2] Voir la note (2) de la p. 267.
[269-A] Lorsque les Géants emmènent Freya, Gardienne des Pommes de Jeunesse, l'Orchestre émet le thème de la Déchéance des Dieux. Ce thème est antithétique au thème des Pommes d'Or (c'est-à-dire de la Jeunesse des Dieux); il a paru, auparavant, à ces paroles de Fafner: «S'il s'agit de dépouiller les dieux de Freya, c'est à cause des Pommes d'Or qui croissent dans son verger.» (Partition, page 74.)
[270-1] Riesenheim, «Séjour-des-Géants».—C'est le Jötunheim des Eddas; les Scandinaves avaient partagé l'univers en neuf mondes: trois au-dessus de la terre; trois sous la terre; et trois sur la terre. Jötunheim était de ces derniers: «Sur l'échine de la Terre pèse la race des Géants; Riesenheim, tel est leur pays», dit plus loin le Voyageur dans le drame de Siegfried (acte Ier, scène avec Mime).
[270-2] «THRYMER chanta: Comment vont les Ases, comment vont les Alfes?... LOKE chanta: Cela va mal pour les Ases, cela va mal pour les Alfes; tu as caché le marteau de Hloride.» (La Recherche du Marteau).—Voir la note (2) de la p. 250, et l'Étude d'Edmond Barthélemy, p. 192.
[270-3] Littéralement: «Allons, courage, mon Froh,—il est encore matin!»