[393-2] Voir la note (2) de la p. 397.
[393-3] Voir la note (1) de la p. 399.
[394-A] Ici apparaît le thème de la Justification. (Partition, page 271.)—Il reviendra, élargi, vers la fin de la scène.
[396-1] On se rappelle la maxime fameuse: «Le cœur a des raisons que la raison ne connaît pas.»
[397-1] «J'étais ta moitié même»—«Mon être fit tout entier partie du tien,» etc. Ces phrases, d'ailleurs si dramatiques (Brünnhilde étant «fille» de Wotan) pour quiconque s'en tient à «l'intrigue», ces phrases sont significatives pour qui s'est déjà rendu compte de l'idée que représente Brünnhilde, volonté, désir, cœur, soif d'un ordre inconnu d'Amour, sentiment, révoltés contre l'Ordre établi, contre la pensée servante du destin, résignée aux nécessités, consciente de ne pouvoir «faire un monde à son image», comme s'exprimait Wagner lui-même, dans Über Staat und Religion, en parlant de la Tétralogie.
Von Walvater schiedest du,
Nicht wählen darf er für dich.
Walvater est le «Père-des-Prédestinés»,—des prédestinés au carnage (Wal), à la mort sur le champ de bataille; il les choisit lui-même: de là une confusion entre Wal, carnage, et Wahl, choix. Le maître du carnage ou du choix (Wal ou Wahl) ne saurait choisir, wählen, pour Brünnhilde.—Mais pourquoi? C'est facile à voir. Le choix de Wotan était fait, Siegmund devait périr. Ce choix, Brünnhilde l'a récusé: elle a donc ainsi perdu le droit de réclamer pour soi-même un choix à l'autorité qu'elle a récusée. Très logique sera son châtiment: coupable pour avoir choisi, elle sera condamnée à ne pouvoir choisir.
«Une généreuse lignée fut engendrée par toi...»