(Au Hollandais.)

L'ai-je dépeinte trop charmante?
De tant d'attraits es-tu content?
Est-il besoin que je la vante?
De son sexe elle est l'ornement.

(Le Hollandais fait un mouvement d'assentiment.)

DALAND, à Senta.

À l'étranger, enfant, ton accueil peut sourire,
L'espoir de ton amour l'amène auprès de nous
Tends-lui la main, qu'il soit, si ton cœur le désire,
Ton fiancé ce soir, et demain ton époux.

(Senta tressaille, mais reste calme. Daland prend une parure et la montre à sa fille).

Vois ces bijoux, chaîne brillante;
Il garde encor plus beaux présents.
N'est-il donc là rien qui te tente?
Tout est à toi, si tu consens.

(Senta, sans paraître entendre, demeure les yeux fixés sur le Hollandais. Celui-ci, de son côté, la contemple sans écouter Daland.)

Mais, pas un mot! je suis de trop pour eux.
Allons! laissons-les seuls, cela vaut mieux.

(Il considère attentivement le Hollandais et sa fille.)