« Tu t'en vas sans me saluer? » demanda Mardona.

Ses grands yeux bleus étaient arrêtés sur Sabadil, brillant d'une douceur infinie. Nul ne pouvait résister à ce regard. Barabasch revint précipitamment sur ses pas, et s'agenouilla aux pieds de la Mère de Dieu.

«Je tiens à t'avertir, mon ami, continua-t-elle, que tu me parais changé depuis quelque temps. Tu t'oublies souvent en ma présence! Prends-y garde! »

Elle l'embrassa et lui adressa un signe de la tête.

Barabasch soupira et sortit tout pensif. On entendit quelques instants encore ses pas lourds résonner sur le pavé de la cour, puis tout se tut. Mardona et Sabadil restèrent seuls.

« Qu'a-t-il? demanda Sabadil après une pause.

- Il est jaloux.

- De qui?

- De toi. »

Sabadil eut un sourire amer.