- Vous me confondez."
Zésim saisit les mains de Dragomira et les baisa.
"Nous recommencerons à être bons amis comme autrefois.
- Que vous me rendez heureux, Dragomira! Vous ne vous doutez pas combien tous ces jours-ci j'ai aspiré après vous!
- En vérité?"
Elle se pencha vers lui, les joues rougissantes et les yeux brillants.
"Sans cela, serais-je venu si vite?
- Je vous crois, Zésim; aussi je veux vous voir maintenant plus souvent chez moi; je veux vous voir tous les jours, chaque soir. Viendrez-vous?
- Si je puis, certainement. Vous me faites beaucoup de bien, Dragomira, avec votre regard affectueux, avec vos bonnes paroles. Il mes emble que je suis un esclave dont on brise les fers.
- Oui, je veux vous rendre libre, s'écria la belle jeune fille, tout à fait libre."