- Pitié! pitié!"
Bassi se mit en défense; mais ce fut bien inutile. Elle fut garrottée et attachée au poêle; puis les deux jeunes filles se postèrent derrière elle, le knout à la main.
"Combien de coups?
- Jusqu'à ce qu'elle avoue."
Les knouts commencèrent leur abominable besogne. Au bout de cinq coups, Bassi capitula.
"Assez! assez! j'avoue tout, détachez-moi.
- Encore cinq coups, pour la rendre tout à fait gentille," dit l'employé.
Les knouts continuèrent à travailler. Bassi criait et pleurait. Son désespoir ne touchait personne, ni l'employé qui fumait son cigare avec un air de parfaite satisfaction, ni les jeunes filles, qui n'étaient pas disposées à lâcher une victime de cette rareté.
Une fois délivrée, Bassi avoua tout, ses relations avec l'Apôtre et Dragomira, la part qu'elle avait prise au meurtre de Pikturno et à d'autres forfaits qui étaient jusqu'alors restés cachés. Elle révéla que la secte avait eu ses repaires au cabaret Rouge, à Myschkow et à Okozyn, et que Dragomira avait emmené le comte pour l'immoler.
"Où l'a-t-elle emmené? demanda le jésuite.