- Je ne sais pas.

- Alors, le knout!

- Pitié! Comment le saurais-je? Elle peut le retenir prisonnier à
Myschkow ou à Okozyn."

L'employé se consulta avec Glinski. Ils décidèrent d'en rester là pour l'interrogatoire, de retourner à Kiew et de se rendre en toute hâte à Okozyn avec toutes les forces disponibles. La juive fut attachée sur l'un des traîneaux, et l'on se mit immédiatement en route.

Cependant la nouvelle de cette arrestation était à peine connue dans le village que Juri partait à cheval pour Kiew, afin d'avertir Sergitsch; et celui-ci se rendait immédiatement en traîneau à Okozyn. Quand il arriva, les sectateurs de l'Apôtre s'étaient déjà dispersés dans toutes les directions. La plupart s'étaient enfuis du côté de la Galicie ou de la Moldavie.

Dragomira, Henryka, Karow et Tabisch étaient seuls restés auprès de l'Apôtre qui attendait courageusement le danger.

"Fuyez! fuyez! leur dit Sergitsch avec précipitation.

- Qu'est-il arrivé? demanda l'Apôtre s'une voix calme.

- Bassi a été découverte à Chomtschin et arrêtée, continua Sergitsch; on a employé le knout et elle a tout avoué. Vous n'avez plus ici un seul jour de sûreté. Si ceux qui nous poursuivent se hâtent, ils arriveront dans deux heures. Sauvez-vous pendant qu'il en est encore temps.

- Je laisse chacun libre de s'en aller, dit l'Apôtre; moi, je reste.