—Eh bien, il advint alors qu'un jeune voyageur rencontra dans certaine grotte du Liban un aigle aveugle à qui la vieillesse avait fait perdre tout son plumage. Une corneille cependant lui donnait la becquée.
La voix de Maryan et toute sa personne tremblaient.
—Est-ce fini? demanda Warwara.
Il fit un signe affirmatif.
—Réfléchis, ajouta-t-il. Un animal peut être doué de compassion, et toi, un être raisonnable, toi une femme, tu n'as point pitié d'un malheureux que tu aimes.
—Je t'en prie..., point de scène, balbutia Warwara, ménage mes nerfs.
Il éclata de rire.
—De quoi peux-tu te plaindre? ajouta la baronne; est-ce que je ne t'entoure pas de soins, est-ce que je ne t'ai pas fait mille sacrifices?
—Quant aux sacrifices, dit Maryan,—et il se leva d'un air de mépris indicible,—je ne connais que ceux que je t'ai faits.
—Mais lesquels?