Il fallait les voir jaillir de toutes les voitures, descendre plus ou moins péniblement, aux portes de Kernoël, les pauvres énervés et se laisser tomber aussitôt sur la première herbe entrevue, s'étendre sur le gazon, s'allonger dans le foin, se rouler sur le ventre ou sur le dos, avec des soupirs de soulagement et des frémissements d'aise.

Il en venait, il en arrivait de partout par bandes lamentables…

Ouf! enfin! L'air pur, non souillé par toutes les fumées soufflées par les monstrueuses usines! la tranquillité, la détente complète du cerveau et des nerfs, la joie suprême de se sentir renaître et le bonheur de revivre!

Nous, dans la douceur des prairies, dans la bonne senteur des prairies, dans la fraîcheur des grèves, nous allons nous reprendre, nous allons respirer, souffler, nous allons reconquérir des forces pour les luttes futures… Continue à tourner avec les autres, ceux qui, hélas! ne peuvent se donner ces quelques bonnes semaines de vacances, avec les malheureux ilotes trop profondément engagés dans tes rudes engrenages, absorbante et terrifiante machine sociale!

FIN

TABLE DES MATIÈRES

PREMIÈRE PARTIE

Pages.

I. De l'accident du grand réservoir d'électricité N. Le dégel factice. Le grand Philox Lorris expose à son fils son moyen pour combattre en lui un fâcheux atavisme. Admonestations téléphonoscopiques interrompues. 1