A 6 h. 15, les opérations commençaient.
Feu le Courage militaire remplacé par la résignation fataliste des Cibles.
Héliog. & Imp. Lemercier. Paris
La mobilisation avait donc demandé une heure quinze minutes, ce qui était un beau résultat, le précédent essai ayant pris une heure dix-huit minutes.
GRANDES MANOEVRES.-SURPRISE DU PORT DE BREST PAR LES GOUBETS.
Les officiers de l'escadre aérienne, faisant virer leurs hélicoptères, regagnèrent rapidement leurs postes; on vit aussi une nuée d'éclaireurs torpédistes à marche accélérée s'élancer en avant, en décrivant une sorte d'éventail dans le ciel, et disparaître bientôt, perdus dans les lointaines vapeurs. Derrière, les grosses aéronefs, sur une seule et immense ligne dont les intervalles s'élargissaient de plus en plus, de façon à embrasser le plus possible d'horizon, marchaient plus lentement, toutes prêtes à pivoter sur un point au premier signal, dès que l'escadrille ennemie serait aperçue.
Les forces terriennes, pendant ce temps-là, s'étaient ébranlées aussi; un train spécial du tube transporta quelques bataillons de mitrailleuses jusqu'au trentième kilomètre, où le tube était censé coupé par des éclaireurs ennemis.
Le premier contact était pris; les éclaireurs torpédistes aériens ou bicyclistes terriens repoussés, l'ennemi fut signalé en train de se concentrer à 16 kilomètres de là. Aussitôt les bombardes roulantes électriques, arrivant par les routes de terre à 10 h. 45, commencèrent l'attaque en refoulant les bombardes ennemies.