Ce livre, qui est très utile, prouve son attachement au progrès. Fouché s'occupait beaucoup de dessin, d'arpentage, d'arts et de métiers en général.
Les choses allaient vite. Les fondateurs de l'Union ayant conclu que cette feuille ne pouvait plus suffire à la tâche, fondèrent un autre organe plus important: La Tribune de la Nouvelle-Orléans. La Tribune était une feuille quotidienne, propriété du célèbre docteur Roudanez.
M. Dalloz en était le rédacteur, avec Paul Trévigné, père, comme son associé.
Ce M. Dalloz était de la Belgique. Homme instruit, ami des opprimés, il mettait toute son ardeur et tous ses talents au service de la cause qu'il avait embrassée.
Les principes mis en honneur par le docteur Roudanez et ses associés étaient discutés et recommandés dans les colonnes de la Tribune. Remarquables par l'élévation de leur caractère, par la droiture de leurs intentions, par leur profond savoir et leur vaste expérience, plus encore même par leur superbe esprit d'indépendance, ces chefs avaient acquis un prestige qui les avait rendus aussi puissants à Washington qu'à la Nouvelle-Orléans.
La population, alors, était unie, parce qu'elle avait confiance en la probité et au patriotisme de ces hommes d'élite, qui s'étaient ainsi généreusement chargés des responsabilités de la situation politique.
LES AVENTURIERS
Les aventuriers, à cette époque, commençaient à s'imposer dans nos comices. L'œil fixé sur le pouvoir, ils ne tardèrent pas à se grouper dans un commun effort pour mieux assurer le succès de leurs menées ambitieuses.
S'étant aperçus que les hommes de la Tribune étaient les ennemis jurés de la corruption et de l'oppression, ils se liguèrent contre eux et leur firent une guerre à outrance.
La désorganisation du Comité Central fut pour eux le premier objectif à atteindre: toutes leurs ressources furent mises à réquisition pour assurer une victoire de ce côté.