Faut bien, la mère lave."
Par bonheur, Folla avait des dragées dans sa poche; elle les distribua aux deux aînées, qui se jetèrent dessus, et elle fit jouer le tout petit, qui se mit à rire.
"Est-elle allée bien loin, ta maman? reprit-elle.
Que non! elle va revenir."
La pauvre femme disait bien toujours: "Je vais revenir, soyez sages," pour faire prendre patience aux marmots; mais il fallait du temps pour savonner le misérable linge de la famille.
Elle ne reparut qu'au bout de vingt minutes et fit de grands remerciements à la petite demoiselle du château.
"Votre fille est trop jeune pour soigner un bébé de cet âge, lui dit Folla.
Eh! Mademoiselle, il le faut pourtant ben; mais je ne m'absente jamais longtemps. Faut ben que les mioches s'habituent de bonne heure à se rendre utiles, mais une autre fois j'emporterai le petit et l'étendrai sur une couverture à terre, près de moi, pendant que je laverai.
Il n'a pas bonne mine.
Ma foi non, le pauvret! Pensez donc, un enfant que j'ai dû sevrer à quatre mois.