Et Gervaise pleura, car elle l'avait aimé.

Il fut décidé que l'ancienne nourrice ne quitterait plus la Seille; quant à Sophie, on ne pouvait former de projets à son égard, tant que sa santé ne serait pas rétablie.

Elle eut encore quelques jours de bonheur au milieu de ses amis; puis, au commencement de l'automne, elle s'éteignit doucement, sans souffrir beaucoup, dans les bras de sa mère.

Elle s'était fait chérir, et la bonne Mlle Cayer, de retour à la Seille après un long séjour dans sa famille, déclarait ne savoir laquelle elle préférait de ses deux élèves.

Folla pleura beaucoup sa sur de lait, et demeura longtemps triste de sa perte; puis elle se mit à l'étude avec ardeur pour réparer le temps perdu, ce qui put la consoler un peu.

Vous devinez si elle était gâtée par ses parents, qui voulaient la dédommager de tout ce dont elle avait été privée pendant quelques mois; mais cela n'altéra jamais son caractère généreux et aimant. Elle resta la charmante petite fille qui donnait tout son argent aux malheureux, et savait rendre service à tout le monde. Aussi était-elle chérie de tous, et particulièrement de la pauvre Gervaise, qui disait souvent en essuyant ses larmes:

"J'ai perdu deux fois ma fille, mais j'en ai trouvé une autre qui me fait supporter la vie."

FIN

TABLE

En veine de paresse