" Le nom de mon pauvre parrain, dit le jeune homme ému malgré lui, il était parent de ma mère et le meilleur ami de mon père. Il y a près de quinze ans que nous navons entendu parler de lui, cest-à-dire depuis son mariage environ."

Le jeune de Cergnes lisait plusieurs langues, entrautres lespagnol.

Il lut une fois létrange lettre, eut une exclamation de surprise, puis la relut avec plus dattention encore.

Alors il prit la comtesse à lécart:

" Ma mère, lui dit-il, il y a là-dedans des choses très graves concernant votre petite protégée. Veuillez éloigner Valérie pour que je vous communique cette missive."

Lorsquil se vit seul avec sa belle-mère, le jeune homme commença dune voix émue sa lecture.

Le papier était daté du mois doctobre, quatorze ans auparavant.

"Mon excellent ami,

"Tu maccusais dernièrement doubli, dindifférence, que sais-je? et cependant je nai pensé quà toi au milieu de ma détresse, à toi comme au seul ami qui pût me tendre une main secourable.

"Souviens-toi, Gaston que nous nous sommes promis un mutuel appui dans la vie; tout ta souri, tu nas pas eu besoin du mien, aujourdhui je viens réclamer le tien.