Mais non, le pas se rapprochait, non léger et harmonieux, comme celui de mon cousin, mais lourd et inégal.

C'était Miss Hangora, bientôt suivie de son inséparable Mlle Dapremont que je ne puis souffrir.

En ce moment, toutefois, sur le point de paraître devant Dieu, j'essayai de l'aimer de tout mon coeur.

Ah! bien oui! vous allez voir si cela m'était facile!

Elles se répandirent d'abord, toutes les deux, en clameurs énervantes et en doléances sur la pauvre Odette:

"Une si charmante fille! qui avait tant d'esprit! des yeux si espiègles! la réplique si vive!"

Ici, également, les regrets manquaient de chaleur; il me semble qu'on pouvait bien m'aimer et me pleurer pour des raisons plus sérieuses, pour au moins les quelques qualités morales que je me flatte de posséder.

Miss Hangora s'approcha de mon corps et déclara que j'étais "une délicheusse petite morte; un peu pâlotte, voilà tout, et pas du tout effrayante."

Au fond de moi-même, je lui sus gré de se montrer si expansive et de m'apprendre, sans le vouloir, que je ne faisais pas peur.

Puis, ces demoiselles s'assirent auprès de mes cousines et tentèrent de les consoler, ce qui ne fut pas difficile, avec des natures aussi superficielles que Blanche et Jeanne.