CRESTEIL.—Merci.

BAROIS.—Mais elle est simple, et répond bien à notre attitude.

ZOEGER.—Est-ce que Barois vous a communiqué la pensée qu'il a eue pour le premier numéro?

BAROIS.—Non, pas encore. Un projet, qui, je l'avoue, me tient fort au cœur... J'espère que vous y souscrirez tous, comme Breil-Zoeger.

Voici: Je voudrais consacrer nos premières pages à la glorification de l'un de nos aînés...

PLUSIEURS VOIX.—Qui? Luce?

BAROIS.—Luce.

CRESTEIL.—Ah, parfait!

BAROIS.—Attendez. J'y verrais plusieurs avantages. D'abord, ce serait manifester, par un choix significatif, quel est notre point de vue, et auquel de nos contemporains nous tendons délibérément la main. Puis, du même coup, nous affirmerions que nous ne sommes pas des démolisseurs systématiques ni des utopistes impuissants, puisque notre idéal a trouvé dans la réalité une sorte d'incarnation, puisqu'il en existe, à côté de nous, un vivant exemple.

PORTAL.—Je vous comprends. Mais n'aurons-nous pas l'air d'acheter pour nos débuts un patronage illustre?