JEAN (voulant l'aider).—Attendez, Marraine.
MADAME PASQUELIN.—Non, tu n'en finirais pas.
En un instant, elle a jeté deux bûches dans le foyer, et baissé la trappe. Elle se relève; tout en parlant, elle dégrafe son mantelet, va à la fenêtre et tire les rideaux.
MADAME PASQUELIN.—Ah, mes enfants, j'ai cru que je ne rentrerais jamais! Je suis morte de fatigue. Rien ne marche, j'ai dû me fâcher toute la journée. Je suis furieuse après l'abbé Joziers. Il a obtenu de M. le Curé que le catéchisme des garçons soit à neuf heures et demie le jeudi! Juste à l'heure où se réunit le conseil de l'ouvroir! C'est ce que j'ai dit à M. le Curé: Je ne peux pourtant pas être en haut et en bas de la ville en même temps!
Jean, veux-tu relever la trappe... Merci.
Et puis, tu sais, il est six heures un quart. Si tu veux communier avec nous demain, tu n'as que le temps de courir te confesser; l'abbé quitte l'église à la demie... (Jean se lève.) Couvre-toi bien, il y a du vent ce soir...
Le lendemain, à la messe de sept heures.
Le moment de la communion.
Mme Pasquelin se lève et s'avance vers l'autel. Cécile et Jean la suivent. Côte à côte, les yeux à terre, ils gagnent, à pas recueillis, la table sainte.
L'abbé Joziers officie. Il élève vers la nef une hostie consacrée.