En deux heures, le vol des papillons blancs s'est abattu jusque dans les quartiers extrêmes, sur la chaussée, sur les tables, au fond des poches.

Les aboyeurs reviennent, assoiffés, les bras vides.

La cour s'emplit à nouveau. Le vin coule.

Les dernières piles sont entamées, épuisées, emportées.

L'essaim bourdonnant s'échappe une seconde fois, secouant, dans le soir d'été, la torpeur de la ville chaude.

La foule s'exalte. Les boulevards grouillent.

Veillée de guerre...

Déjà, en mille endroits, des pensées françaises, soulevées par cette vague d'héroïsme, s'entrechoquent.

Une irrésistible explosion de passions a ébranlé le cœur nocturne de Paris.