Il croise le regard de l'abbé; sa phrase s'achève dans un sourire gêné.
BAROIS.—Je vous parais être un monstre? Que voulez-vous... (Geste brutal.) J'ai rayé tout ça! C'est passé, c'est fini! Ma vie, elle est toute ailleurs, et elle me passionne exclusivement! Pourquoi feindrais-je? Souvenez-vous: cette petite, j'étais déjà parti en Angleterre, quand elle est née... Elle ne m'intéresse vraiment à aucun titre, elle n'a rien de moi...
L'ABBÉ (qui le considère soigneusement).—Si. J'en suis même frappé depuis ce matin: elle vous ressemble.
BAROIS (la voix changée).—Elle me ressemble?
L'ABBÉ.—L'expression générale... Le regard... Le menton...
Nouveau silence.
L'abbé se lève.
Il s'en va, mécontent de Barois, mécontent de lui-même, gardant pour lui ce qu'il eût aimé dire, emportant de cette visite une rancœur nouvelle.
BAROIS (qui l'accompagne vers la porte).—Et ... vous habitez toujours à Buis?
L'ABBÉ.—Monseigneur m'a confié la cure de Buis, il y aura quatre ans à la Fête-Dieu...
BAROIS.—Je ne savais pas.