LE SECRÉTAIRE.—C'est qu'il va y avoir quatre mois bientôt...

BAROIS (debout).—Je ne dis pas le contraire. Mais je ne veux pas publier ça, sous cette forme... Il faudra que je voie Breil-Zoeger.

LE SECRÉTAIRE.—Eh bien, l'article de Bernardin?

BAROIS.—Si vous voulez.

LE SECRÉTAIRE.—Je voulais vous demander aussi ce qu'il faut répondre à Merlet.

BAROIS.—Ça ne presse pas, mon ami. Je n'ai pas le temps ce soir. Nous verrons demain.

Il prend son chapeau et son pardessus.
En passant devant la gare d'Orsay, il lève la tête:

—«Quatre heures moins le quart... Je rentre tous les jours un peu plus tôt... Je finirai par ne plus sortir de chez moi...

«Je finirai... Non! puisqu'elle va partir dans trois semaines...»

Une angoisse déchirante. Il hâte le pas. Il entrevoit un coin de son cabinet, et, sous la lampe, un front dans l'ombre, une nuque caressée de lumière.