Comme une enfant, elle saute, et se perche sur les genoux de Jean.
CÉCILE.—Je ne veux pas m'endormir toute seule, après une journée pareille. Je veux que tu me dises que tout est oublié ... que tout est fini...
Jean est las de paroles.
Sans répondre, il embrasse doucement ce front câlin, qu'elle tend. Plus que jamais, ce soir, il se sent un vieil homme.
CÉCILE.—Là-bas, il fait trop froid. Je vais t'attendre. Continue, mon chéri, il ne faut pas que je t'empêche de travailler. Je vais rester sur ton genou, je ne bougerai pas.
Elle se blottit, elle s'abandonne. Le bras de Jean qui l'encercle, sent fondre le pli de sa taille, mouvante et tiède.
Ses mules de paille ont glissé; il prend dans le creux chaud de sa main, les petits pieds frileux.
CÉCILE.—Tu vois, je suis gelée..
Elle rit: un rire saccadé, provocant. Puis elle se laisse emporter la tête en arrière, riant toujours.