L'aiguille de Bionnassay, et la nouvelle cabane du Goûter.
Dans la somnolence qui me gagne j'entends des sons de cloches, de cloches qui sonnent un glas qui peut-être sera le nôtre. Mon compagnon gît sans mouvement, respire-t-il? La tempête m'empêche de l'entendre, on le croirait mort.
Et voilà que soudain, dans l'énervement de cette nuit sans sommeil, je ne sais comment, je me prends à penser aux Djinns de Victor Hugo. Ce sont eux que l'on entend hurler dehors, ce sont leurs griffes qui raclent le toit du refuge, et machinalement je récite:
Prophète si ta main me sauve
De ces impurs démons des soirs
J'irai prosterner mon front chauve...