—Rien ne te fait. Et je me tais.

Je regardais sa figure obstinée, qui sa lèvre mordait, pour piquer son ourlet. Elle avait l’air triste et battue; et ma victoire me pesait. Je dis:

—Viens m’embrasser, au moins. À défaut de Martin, je n’ai pas oublié Martine. C’est ta fête, allons, j’ai un cadeau pour toi. Viens le chercher.

Elle fronça le sourcil, et dit:

—Mauvais plaisant!

—Je ne plaisante pas, dis-je. Viens, viens donc, tu verras.

—Je n’ai pas le temps.

—Ô fille dénaturée, quoi, tu n’as pas le temps de venir m’embrasser?

À regret, elle se leva; méfiante, elle s’approcha:

—Quel tour de Villon, quelle farce vas-tu me faire encore? Je lui tendis les bras.