—Allons, maman, allons, il ne faut pas rester ainsi, au milieu de cette poussière, dans cette chambre fermée! Cela fait du mal. Il faut se secouer, il faut en finir avec ces rangements.

—Oui, dit-elle docilement.

Elle essaya de se lever, pour remettre les objets dans le tiroir. Mais elle se rassit aussitôt, laissant retomber avec découragement ce qu'elle avait pris.

—Je ne peux pas, je ne peux pas, gémit-elle, je n'en viendrai jamais à bout!

Il fut effrayé. Il se pencha sur elle, il lui caressa le front avec ses mains.

—Voyons, maman, qu'est-ce que tu as? dit-il. Veux-tu que je t'aide? Est-ce que tu es malade?

Elle ne répondait pas. Elle avait une sorte de sanglot intérieur. Il lui prit les mains, il se mit à genoux devant elle, pour mieux la voir dans la demi-ombre de la chambre.

—Maman! dit-il, inquiet.

Louisa, le front appuyé sur son épaule, s'abandonna à une crise de larmes.

—Mon petit, répétait-elle, en se serrant contre lui, mon petit!... Tu ne me quitteras pas? Promets-moi, tu ne me quitteras pas?