—Petit masque, ou as-tu été pêcher cela?

Odette l'embrassait avec furie.

—Allons, allons... tu m'étouffes... bon! me voilà décoiffée!... jamais je n'arriverai à m'habiller aujourd'hui... Monstre, je ne veux plus de toi!

La voix de la petite se faisait anxieuse, prête à pleurer.

—Tante Annette! aime-moi!... Je veux que tu m'aimes... Je t'en prie... aime-moi!

Annette la serrait dans ses bras.

—Ah! faisait Odette, d'un accent pathétique, je donnerais mon sang pour toi!

(Une phrase de roman-feuilleton, qu'elle avait entendu lire, à l'atelier.)

Marc, quand il était le témoin de ces effusions, avait sa lippe dédaigneuse et, les mains dans ses poches, les épaules remontées, il s'en allait, prenant un air supérieur. Il méprisait ce bavardage, cette sentimentalité de femmes qui disent tout. Comme il le déclarait à un petit camarade:

—Ces femmes sont insipides...