[98] Beethoven ne se doutait pas qu’il écrivait alors sa dernière œuvre: le second finale de son quatuor op. 130. Il était chez son frère, à Gneixendorf, près de Krems, sur le Danube.
[99] Duc de la Châtre.
[100] Beethoven, près de manquer d’argent, s’était adressé à la Société philharmonique de Londres, et à Moscheles, alors en Angleterre, pour tâcher d’organiser un concert à son bénéfice. La Société eut la générosité de lui envoyer aussitôt cent livres sterling comme acompte. Il en fut ému jusqu’au fond du cœur. «C’était un spectacle déchirant, dit un ami, de le voir, au reçu de cette lettre, joignant les mains, et sanglotant de joie et de reconnaissance.» Dans l’émotion, la blessure de sa plaie se rouvrit. Il voulut encore dicter une lettre de remerciements aux «nobles Anglais, qui avaient pris part à son triste sort»; il leur promettait une œuvre: sa Dixième Symphonie, une Ouverture, tout ce qu’ils voudraient. «Jamais encore, disait-il, je n’ai entrepris une œuvre avec autant d’amour, que je le ferai pour celle-ci.» Cette lettre est du 18 mars. Le 26 il était mort.
[101] En français dans le texte, sauf le dernier mot.
[102] «Le jeu de Beethoven, comme pianiste n’était pas correct, et sa manière de doigter était souvent fautive; la qualité du son était négligée. Mais qui pouvait songer à l’instrumentiste? On était absorbé par ses pensées, comme ses mains devaient les exprimer, de quelque manière que ce fût.» (Baron de Trémont, 1809.)
[103] Les mots soulignés, avec leur orthographe défectueuse, sont en français dans le texte.
Nous avons dit plus haut qu’à cette lettre Cherubini ne répondit jamais.