N. B.—Les mots en italiques sont soulignés dans le texte.
[89] Je voudrais, à propos de cette douloureuse plainte, exprimer une remarque, qui, je crois, n’a jamais été faite.—On sait qu’à la fin du second morceau de la Symphonie pastorale, l’orchestre fait entendre le chant du rossignol, du coucou, et de la caille; et on peut dire d’ailleurs que la Symphonie presque tout entière est tissée de chants et de murmures de la Nature. Les esthéticiens ont beaucoup disserté sur la question de savoir si l’on devait ou non approuver ces essais de musique imitative. Aucun n’a remarqué que Beethoven n’imitait rien, puisqu’il n’entendait rien: il recréait dans son esprit un monde qui était mort pour lui. C’est ce qui rend si touchante cette évocation des oiseaux. Le seul moyen qui lui restât de les entendre, était de les faire chanter en lui.
[90] Probablement écrit en 1801.
[91] Stephan von Breuning.
[92] Zmeskall (?). Il était secrétaire aulique à Vienne, et resta dévoué à Beethoven.
[93] Op. 18, numéro 1.
[94] Nohl, dans son édition des Lettres de Beethoven, a supprimé les mots: und den Schöpfer (et le Créateur).
[95] Éléonore.
[96] Il m’a semblé qu’il n’était pas sans intérêt de donner les deux lettres suivantes, qui font connaître ces excellentes gens, les plus fidèles amis de Beethoven. Aux amis, on juge l’homme.
[97] On remarquera que les amis de ce temps, même quand ils s’aimaient le mieux, étaient d’une affection moins impatiente que la nôtre. Beethoven répond à Wegeler dix mois après sa lettre.