[224] Il s'agit de 1876-77.

[225] S.-A. Bers, Souvenirs sur Tolstoï (Voir Vie et Œuvre).

[226] I, 381 (éd. Hachette).

[227] Mais jamais il ne cessa de l'aimer. Un de ses amis des derniers jours fut un musicien, Goldenveiser, qui passa l'été de 1910 près de Iasnaïa. Il venait, presque chaque jour, faire de la musique à Tolstoï, pendant sa dernière maladie. (Journal des Débats, 18 novembre 1910.)

[228] Lettre du 21 avril 1861.

[229] Camille Bellaigue, Tolstoï et la musique (le Gaulois, 4 janvier 1911).

[230] Qu'on ne dise pas qu'il s'agit là seulement des dernières œuvres de Beethoven. Même à celles du début qu'il consent à regarder comme «artistiques», Tolstoï reproche «leur forme artificielle».—Dans une lettre à Tschaikovsky, il oppose de même à Mozart et Haydn, «la manière artificielle de Beethoven, Schumann et Berlioz, qui calculent l'effet.»

[231] Cf. la scène racontée par M. Paul Boyer: «Tolstoï se fait jouer du Chopin. A la fin de la quatrième Ballade, ses yeux se remplissent de larmes.—«Ah! l'animal!» s'écrie-t-il. Et brusquement il se lève et s'en va.» (Le Temps, 2 novembre 1902.)

[232] Maître et Serviteur (1895) est comme une transition entre les lugubres romans qui précèdent et Résurrection, où se répand la lumière de la divine charité. Mais on y sent plus encore le voisinage de la Mort d'Ivan Iliitch et des Contes Populaires que de Résurrection, qu'annonce seulement, vers la fin, la sublime transformation d'un homme égoïste et lâche, sous la poussée d'un élan de sacrifice. La plus grande partie de l'histoire est le tableau, très réaliste, d'un maître sans bonté et d'un serviteur résigné, qui sont surpris, dans la steppe, la nuit, par une tourmente de neige, et perdent leur chemin. Le maître, qui d'abord tâche de fuir en abandonnant son compagnon, revient et, le trouvant à demi gelé, se jette sur lui, le couvre de son corps, le réchauffe en se sacrifiant, d'instinct; il ne sait pas pourquoi; mais les larmes lui remplissent les yeux: il lui semble qu'il est devenu celui qu'il sauve, Nikita, et que sa vie n'est plus en lui, mais en Nikita.—«Nikita vit; je suis donc encore vivant, moi.»—Il a presque oublié qui il était, lui, Vassili. Il pense: «Vassili ne savait pas ce qu'il fallait faire... ne savait pas, et moi, je sais, maintenant!...» Et il entend la voix de Celui qu'il attendait (ici son rêve rappelle un des Contes Populaires), de Celui qui, tout à l'heure, lui a donné l'ordre de se coucher sur Nikita. Il crie, tout joyeux: «Seigneur, je viens!» Et il sent qu'il est libre, que rien ne le retient plus... Il est mort.

[233] Tolstoï prévoyait une quatrième partie, qui n'a pas été écrite.