[256] Cf., comme types, dans Résurrection, Novodvorov, le meneur révolutionnaire, dont la vanité et l'égoïsme excessifs ont stérilisé la grande intelligence. Nulle imagination; «absence totale des qualités morales et esthétiques qui produisent le doute».—A sa suite, attaché à ses pas, comme son ombre, Markel, l'ouvrier devenu révolutionnaire par humiliation et par désir de vengeance, adorateur passionné de la science qu'il ne comprend pas, anticlérical avec fanatisme, et ascétique.

On trouvera aussi, dans Encore trois morts, ou le Divin et l'Humain (trad. franç. parue dans le volume intitulé les Révolutionnaires, 1906), quelques spécimens de la nouvelle génération révolutionnaire: Romane et ses amis, qui méprisent les anciens terroristes, et prétendent arriver scientifiquement à leurs fins, en transformant le peuple agriculteur en peuple industriel.

[257] Lettre au Japonais Izo-Abe, fin 1904 (Corresp. inédite).—Voir, page 219, le chapitre: La Réponse de l'Asie à Tolstoy.

[258] Les paroles vivantes de L. N. Tolstoy, notes de Ténéromo (chap. Socialisme), (publié en trad. franç. dans Révolutionnaires, 1906).

[259] Ibid.

[260] Conversation avec M. Paul Boyer (Le Temps, 4 novembre 1902).

[261] La Fin d'un Monde.

[262] Dès 1863, Tolstoï écrivait ces paroles annonciatrices de la grande tourmente sociale:

«La propriété, c'est le vol, reste, aussi longtemps qu'existe une humanité, une vérité plus grande que la Constitution anglaise... La mission historique de la Russie consiste en ce qu'elle apportera au monde l'idée de la socialisation de la terre. La Révolution russe ne peut être fondée que sur ce principe. Elle ne se fera point contre le tsar et contre le despotisme; elle se fera contre la propriété du sol.

[263] «Le plus cruel des esclavages est d'être privé de la terre. Car l'esclave d'un maître est l'esclave d'un seul; mais l'homme privé du droit à la terre est l'esclave de tout le monde.» (La Fin d'un monde, chap. VII.)