[324] «Je crois en Dieu, qui est pour moi l'Amour.» (Au Saint-Synode, 1901.)

—«Oui, l'amour!... Non l'amour égoïste, mais l'amour tel que je l'ai éprouvé, pour la première fois de ma vie, lorsque j'ai aperçu à mes côtés mon ennemi mourant, et que je l'ai aimé... C'est l'essence même de l'âme. Aimer son prochain, aimer ses ennemis, aimer tous et chacun, c'est aimer Dieu dans toutes ses manifestations!... Aimer un être qui nous est cher, c'est de l'amour humain, mais aimer son ennemi, c'est presque de l'amour divin!...» (Le prince André, mourant, dans Guerre et Paix, III, p. 176.)

[325] «L'amour passionné de l'artiste pour son sujet est le cœur de l'art. Sans amour, pas d'œuvre d'art possible.» (Lettre de septembre 1889.—Leo Tolstoïs Briefe 1848 bis 1910, Berlin, 1911.)

[326] «J'écris des livres, c'est pourquoi je sais tout le mal qu'ils font...» (Lettre de Tolstoï à P.-V. Vériguine, chef des Doukhobors, 21 novembre 1897, Corresp. inéd., p. 241.)

[327] Voir la Matinée d'un Seigneur,—ou, dans les Confessions, la vue extrêmement idéalisée de ces hommes simples, bons, contents de leur sort, tranquilles, ayant le sens de la vie,—ou, à la fin de la deuxième partie de Résurrection, cette vision «d'une humanité, d'une terre nouvelle», qui apparaît à Nekhludov, quand il croise des ouvriers qui reviennent du travail.

[328] «Un chrétien ne saurait être moralement supérieur ou inférieur à un autre; mais il est d'autant plus chrétien qu'il se meut plus rapidement sur la voie de la perfection, quel que soit le degré sur lequel il se trouve, à un moment donné: en sorte que la vertu stationnaire du pharisien est moins chrétienne que celle du larron, dont l'âme est en plein mouvement vers l'idéal, et qui se repent sur sa croix.» (Plaisirs cruels, trad. Halpérine-Kaminsky.)

[329] Mme Tatiana Soukhotine, fille aînée de Tolstoy, m'a fait observer que la véritable orthographe du nom de Tolstoy en français était avec un y. Telle est en effet la signature de Tolstoy, dans la lettre que j'ai reçue de lui.

[330] Une autre édition, plus complète, a paru en 1925 chez l'éditeur Bossard (traduction de Georges d'Ostoya et Gustave Masson).

[331] «Dont je fus témoin, pour une partie», écrit Tolstoy.

[332] Voir p. 71 et 72.