[80] L'Éducation et la culture.—Voir Vie et Œuvres de Tolstoï, t. II.

[81] Tolstoï a exposé ces théories dans la revue Iasnaïa Poliana, 1862 (t. XIII des Œuvres complètes).—Sur Tolstoï éducateur, voir l'excellent livre de Charles Baudouin, Neuchâtel et Paris, 1920.

[82] T. IV des Œuvres complètes.

[83] T. V des Œuvres complètes.

[84] Ibid.

[85] T. VI des Œuvres complètes.

[86] Discours sur la Supériorité de l'élément artistique dans la littérature sur tous ses courants temporaires.

[87] Il lui opposait ses propres exemples, le vieux postillon des Trois Morts.

[88] On remarquera que déjà un autre frère de Tolstoï, Dmitri, était mort de phtisie, en 1856. Tolstoï lui-même se croyait atteint, en 1856, en 1862 et en 1871. Il était, comme il l'écrit, le 28 octobre 1852, «d'une complexion forte, mais d'une santé faible». Constamment, il souffrait de refroidissements, de maux de gorge, de maux de dents, de maux d'yeux, de rhumatismes. Au Caucase, en 1852, il devait, «deux jours par semaine au moins, garder la chambre». La maladie l'arrête, plusieurs mois, en 1854, sur la route de Silistrie à Sébastopol. En 1856, il est sérieusement malade de la poitrine, à Iasnaïa. En 1862, par crainte de la phtisie, il va faire une cure de koumiss à Samara, chez les Bachkirs, et il y retournera presque chaque année, après 1870. Sa correspondance avec Fet est pleine de ces préoccupations. Cet état de santé fait mieux comprendre l'obsession de sa pensée par la mort. Plus tard, il parlait de la maladie, comme de sa meilleure amie:

Quand on est malade, il semble qu'on descende une pente très douce, qui, à un certain point, est barrée par un rideau, léger rideau de légère étoffe: en deçà, c'est la vie; au delà, c'est la mort. Combien l'état de maladie l'emporte, en valeur morale, sur l'état de santé! Ne me parlez pas de ces gens qui n'ont jamais été malades! Ils sont terribles, les femmes surtout. Une femme bien portante, mais c'est une vraie bête féroce! (Entretiens avec M. Paul Boyer, le Temps, 27 août 1901.)