[131] Noter aussi, dans l'épilogue, l'esprit nettement hostile à la guerre et au nationalisme, au panslavisme.

[132] «Le mal, c'est ce qui est raisonnable pour le monde. Le sacrifice, l'amour, c'est l'insanité.» (II, 244.)

[133] II, 79.

[134] II, 346.

[135] II, 353.

[136] «Maintenant, je m'attelle de nouveau à l'ennuyeuse et vulgaire Anna Karénine, avec le seul désir de m'en débarrasser au plus vite...» (Lettres à Fet, 26 août 1875, Corresp. inéd. p. 95.)

«Il me faut achever le roman qui m'ennuie». (Ibid. 1er mars 1876.)

[137] Dans les Confessions (1879). t. XIX des Œuvres complètes.

[138] Je résume ici plusieurs pages des Confessions, en conservant les expressions de Tolstoï.

[139] Cf. Anna Karénine: «Et Levine aimé, heureux, père de famille, éloigna de sa main toute arme, comme s'il eût craint de céder à la tentation de mettre fin à son supplice» (II, 339). Cet état d'esprit n'était pas spécial à Tolstoï et à ses héros. Tolstoï était frappé du nombre croissant de suicides, chez les classes aisées de toute l'Europe, et particulièrement en Russie. Il y fait souvent allusion dans ses œuvres de ce temps. On dirait qu'a passé sur l'Europe de 1880 une grande vague de neurasthénie, qui a submergé des milliers d'êtres. Ceux qui étaient adolescents alors en gardent, comme moi, le souvenir; et pour eux, l'expression par Tolstoï de cette crise humaine a une valeur historique. Il a écrit la tragédie cachée d'une génération.