La vue de ses fesses rebondies me transportait du désir d'exercer mon habileté sur elle et de contempler ce spectacle que j'avais offert moi-même. Saisissant nerveusement la verge, sans plus tarder, je commençai l'attaque par quelques coups cinglants qui changèrent en rouge foncé la teinte rose des deux globes.

— Ah! Ah! C'est une honte! Vous êtes aussi méchante que le vieux général, petite sournoise! Vous m'avez tendu un piège!

— Vous n'en avez pas l'air bien fâchée, mademoiselle, lui criai-je, mais je vais faire en sorte de vous rabattre le caquet ; d'ailleurs, je commence à croire que vous êtes la pire du quatuor et que votre prétendue compassion n'était que pure hypocrisie. Mais, c'est mon tour à présent. Bien entendu, vous étiez trop forte pour moi, si je n'avais pas agi de ruse avec vous! Que dites-vous de cela, mademoiselle Jane? Et tout en parlant, Vzz, Vzz, Vzz, je cinglais de la verge son gros postérieur qui prit bientôt un aspect fort curieux.

— Petite scélérate! Petite vipère! criait Jane. Votre grand-père saura tout cela.

— C'est votre intention, mademoiselle la rapporteuse. Eh bien! alors je vais vous faire payer cela d'avance, répliquai-je. La vue de sa croupe ne faisait qu'accentuer mon excitation, et ce fut avec un frisson de plaisir que j'aperçus de petites gouttes de sang. Elle se démenait et se tortillait avec des cris et des soupirs étouffés, mais chaque fois qu'elle prononçait quelques mots il semblait que c'était dans le dessein de m'irriter davantage. Ma surexcitation croissait en intensité ; ce sauvage exercice me causait un immense plaisir, et dans ma fureur irréfléchie, je mis réellement ses fesses en piteux état. A la fin, essoufflée, épuisée, je dus laisser tomber la verge et ma frénésie se changea en compassion lorsque je vis qu'elle paraissait inanimée, inerte, la tête renversée, les yeux fermés, les doigts crispés.

L'embrassant tendrement : « Jane, Jane! », lui criai-je d'une voix émue, je vous aime et vous pardonne, et maintenant, je veux être aussi bonne pour vous que vous l'avez été pour moi après ma punition.

Ses mains et ses pieds furent bientôt déliés ; alors, à mon vif étonnement, elle jeta ses deux bras autour de mon cou, et, m'embrassant passionnément, elle me dit, les yeux brillants : « Et moi aussi, je vous pardonne, mademoiselle Rosa, car vous ne vous imaginez pas quel plaisir vous m'avez procuré, les derniers instants, surtout, ont été exquis.

Sur le moment, tout cela était pour moi une énigme que je ne compris que plus tard. Elle ne se préoccupa guère de son postérieur marbré. « Ce qui a été terrible pour vous, mademoiselle Rosa, me dit-elle, n'a rien été pour moi, je suis plus âgée et plus endurcie que vous, en outre, c'est toujours la première fois qui est la plus pénible. Sir Eyre a été réellement barbare de vous écorcher comme il l'a fait, mais c'est votre obstination qui l'y a conduit. Vous verrez que vous aimerez bientôt cela ainsi que moi. »

Nous continuâmes à bavarder ainsi pendant que je baignais et pansais les parties meurtries, et finalement nous nous endormîmes après qu'il eut été convenu entre nous qu'elle me donnerait, dans un jour ou deux, une agréable leçon.

Quelques jours se passèrent tranquillement ; mon châtiment avait été trop sévère pour que je risquasse à la légère un nouveau conflit avec le général. Cependant j'attendais avec impatience l'occasion de me venger de toute la bande, excepté de Jane qui était devenue mon amie de cœur. Nous examinions, sans succès, d'ailleurs, toutes sortes de plans pour faire mettre soit l'une soit l'autre dans un mauvais cas. Le vieux général me conseillait souvent de prendre garde à moi, car il ne manquerait pas la première occasion de me faire danser sans musique.