Sir Eyre. — Écartez, écartez le plus que vous pourrez, Rosa. La gredine! Laisser les autres souffrir pour son propre crime! Elle prenait, je crois, plaisir à participer à leur correction!
Jemima. — Ce sont des mensonges, Sir Eyre, je ne suis nullement coupable et elles m'ont tout mis sur le dos pour se repaître au spectacle de ma punition. Oh! Oh! Quelle abominable maison! Réglez-moi mes gages, je veux m'en aller de suite!
Sir Eyre ricanant. — Vous allez les avoir, vos gages, ou du moins, ce que vous avez mérité hypocrite, scélérate!
Jemima (pourpre de honte et de fureur). — Je ne suis pas aussi hypocrite qu'une autre que je connais bien! Vous me couperez en morceaux avant de me faire avouer ce que je n'ai pas fait.
Sir Eyre. — Ne perdons pas notre temps avec cette tête de mulet. Essayons plutôt l'effet d'une bonne verge.
Joignant l'action à la parole, le général lui gratifie les fesses de quelques coups sévèrement appliqués qui changent en rose les lys de son énorme postérieur.
— Regardez comme son cul rougit pour elle, s'esclaffe le général, en attendant qu'il pleure des larmes de sang. Et il accentue la rigueur de ses coups, qui tracent dans la chair de larges boursouflures.
Jemima. — Oh! Oh! Sir Eyre comment pouvez-vous croire une menteuse comme Jane. Quelle raclée je lui flanquerai, quand je serai délivrée, à cette fieffée gredine, pour lui apprendre à m'accuser.
Sir Eyre. — C'est vous la gredine! Vous lui donnerez des claques? Dites? Vous en avez l'intention? Répondez, grosse bourrique! La verge est trop bénigne pour vous! Je m'en vais essayer autre chose de meilleur, mais, avant, vous allez demander pardon à Jane! Vous avez beau être grosse et forte, nous vous maîtriserons quand même! Qu'est-ce que vous dites de cela? Je crois que vous ne sentez rien, Jemima, je le suppose ou vous seriez moins arrogante! Je voudrais avoir une poignée de ronces sous la main pour vous déchirer les fesses! Peut-être les sentiriez-vous mieux que la verge!
Et pendant ce discours, la verge continuait impitoyablement son travail.