Jemima. — Oh! Non! Pas cela! Je ne suis pas coupable et n'aurais pas voulu faire pareille chose à mon plus grand ennemi! Oh monsieur! Monsieur! Pitié! Vous m'assassinez! Vous me torturez! Voyez! le sang ruisselle le long de mes cuisses!

Sir Eyre. — On ne tue pas si aisément une graine de votre espèce. Pourquoi vous obstinez-vous à ne pas avouer, coquine!

Et se tournant vers Mme Mansell : « Ne trouvez-vous pas », lui dit-il, « qu'elle a trop de choses sur elle ; je ne suis pas enclin à la cruauté, mais ceci est un cas qui mérite plus de sévérité que d'habitude?

Mme Mansell. — Si nous la réduisions à sa chemise et à son pantalon, vous pourriez ainsi lui appliquer l'extrême pénalité?

Sir Eyre. — Parfaitement. Et cela me permettra de respirer un peu. Elle m'a mis à bout de force!

Nous dépouillons alors Jemima de sa jupe et de ses jupons, nous défaisons son corset, mettant en liberté les globes bien fermes de sa splendide poitrine, puis elle est ligotée de nouveau et reste avec les poignets ficelés bien au-dessus de sa tête. Elle a des gants de chevreau fauve qui font ressortir la nudité de ses bras. Elle n'a pour dissimuler ses formes opulentes que sa chemise et son pantalon, mais, avant de recommencer la danse, le Général donne l'ordre de lui retirer tout-à-fait celui-ci et d'épingler la chemise à ses épaules. Puis, se tournant vers moi, il me dit :

— Rosa, ma chérie, si vous avez été punie, c'est de la faute à cette méchante fille : je ne conseille à personne de se charger lui-même de sa vengeance, mais comme Mme Mansell n'est pas très bien et que j'ai encore besoin d'un peu de repos, j'espère que vous voudrez bien prendre ce fouet ; vous savez comment l'on s'en sert, ne ménagez aucune parcelle de son cul et de ses cuisses.

Et il me tendit une jolie cravache de dame, qui se terminait en une lanière de cuir tressé.

Aucune proposition ne pouvait m'être plus agréable, bien que je n'aurais pas osé me proposer moi-même. Je jetai un coup d'œil triomphal à la pauvre Jane qui se remettait peu à peu de sa terrible correction et commençait à s'intéresser à ce qui se passait autour d'elle. Je pris la cravache et me mis en bonne posture pour commencer. Ma victime présentait un magnifique tableau : cambrées, ses fesses puissantes, boursouflées, meurtries, teintées de sang formaient un curieux contraste avec son ventre d'un blanc neigeux, couvert à l'endroit du mont de Vénus d'une forêt bouclée du plus joli blond vénitien, ses cuisses très écartées, permettant de voir le mignon trou de son derrière et un peu au-dessous le bord vermeil des lèvres de son conin. Un peu plus loin s'étalaient ses cuisses robustes aussi blanches que son ventre. Elle portait également de bas de soie rouge, de jolies jarretières et des pantoufles assorties à ses gants. Mon sang bouillait à la vue de ces jolies choses et j'avais hâte de lacérer à mon tour cette chair déjà meurtrie et tachée de sang.

Sir Eyre. — Eh bien, Rosa, qu'attendez-vous pour commencer? Vous n'avez pas à ménager une pareille entêtée. Allez, et essayez de lui faire demander pardon à Jane.